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samedi, avril 16, 2011

Mamandouble

Chez nous, il y a papadou et mamandou...il a fallu rajuster nos surnoms récemment, et c'est devenu mamandouble. En espérant que c'est pas parce que mon chum trouve que j'ai le double de derrière d'avant.

La bonne chose que je constate dans mon statut de mamandouble, c'est que somme toute, deux enfants au lieu d'un ce n'est pas vraiment le double du travail. C'est certes des brassées de lavage plus grosses, mais pas 2 fois plus de brassées...c'est des levers la nuit, mais une fois levée, quand les deux pleurent, ce n'est pas le double d'énergie que ça demande (heureusement!).

Yen a qui trouvent que la grosse marche est entre avoir 0 enfants et 1, pour d'autre c'est passer de 1 à 2 et diviser son temps. Peut-être que je suis encore pleine de rêves et d'illusions, mais je n'ai pas encore senti cette grosse marche que j'avais à monter à aucun moment. En fait, avant l'arrivée du deuxième, il y a eu pas mal plus de peur que de vrais dommages.

Je m'habitue à garder le rythme, à essayer de mieux planifier et je trouve ça pas mal plus facile maintenant que sur la fin de ma grossesse avec ma bédaine de baleine. Je trouve même que je garde ma maison plus à l'ordre (!!) et que je perds moins le fil dans le lavage et le ménage.

Qui l'eut cru?

lundi, janvier 17, 2011

T -3

Si le Fabuleux me demandait de faire un deuxième enfant maintenant,aujourd'hui, ma réponse aurait sûrement l'air de "es-tu malade!". Ou un de ses dérivés plus ou moins pertinent.

Il me semble qu'on court. Après notre temps, après la garderie, après la vie. Je ne vois pas quelle place il y aurait dans nos vies pour un deuxième bébé.

Ne vous trompez pas. J'adore mon petit monstre de 14 mois. Euh. Ma fille. Je ne peux pas m'empêcher de rire (en cachette) quand elle cache sa suce dans les calorifères ; quand elle garoche gaiement les jouets hors du bain comme si c'était le meilleur jeu du monde ; quand elle crie maman pour la 114ième fois en ligne sur 114 tons différents ; quand elle fait le phoque en Alaska parce qu'il n'y a pas la même chose dans son verre que dans le mien ; quand elle passe ses mains sur le comptoir pour attraper les choses les plus dangereuses ; quand j'ouvre sa couche et que je fais ouachh! - même quand il n'y a rien - et qu'elle m'imite.

Chaque jour, j'ai de la difficulté à ne pas être qu'un gros sucre mou devant sa bouille ; à ne pas dormir avec elle nez à nez tous les soirs...Tout ce temps où elle n'était pas avec nous est un vague
souvenir pas du tout empli de nostalgie. Il n'y a rien qui batte le fait de regarder un enfant qui dort, de lui flatter les cheveux après 17 mauvais coups, de sortir de la pièce et être accueilli comme si on en était sorti 10 ans. De rendre heureux quelqu'un d'un coup de verre de lait, ou d'un tour de zèbre.

Mais chaque jour aussi, c'est un petit pincement au coeur de choisir pour elle, qu'elle passe le meilleur temps de sa journée à la garderie, et que moi je consacre le mien au travail qui m'apparaît maintenant bien futile. Quand je traite des plaintes pour une broutille, je ne peux m'empêcher de me dire que c'est pour faire "ça" que je laisse ma fille à la garderie et que "ça" a bien peu d'importance. Pas parce que je pense qu'elle ne peut pas survivre sans moi, mais mon triste constat, c'est que nous faisons des enfants et nous choisissons vite de les remettre aux
autres.

Où est-ce que je m'en allais avec mon billet? ah oui. Si le Fabuleux me demandait de faire un deuxième enfant maintenant en ce moment même, la réponse serait sûrement emplie d'ironie, de sarcasme ou quelque chose du genre.

J'ai dû avoir un moment de folie ou de clairvoyance, mon opinion sur ma santé mentale varie de jour en jour. Dans un peu plus de deux mois, j'ai de la misère à comprendre comment le temps a pu si vite filer, j'aurai le double de tout le bonheur que j'ai déjà ...

vendredi, janvier 14, 2011

Réflexion existentielle sur l'hygiène

Nous revenons à peine d'un voyage au Mexique. Avant le départ pour ce périple fait avec le Fabuleux et notre progéniture, j'ai reçu plusieurs conseils. Dont ces deux là :

Ne pas laisser la progéniture trainer sur le sol de la chambre
Laver scrupuleusement les biberons/gobelets à l'eau embouteillée, avec le savon à vaisselle amené de la maison

Après quelques heures en voyage, j'ai rapidement été forcée de remettre en question ces conseils.

Quand le Fabuleux a déposé sa fille sur la céramique de la chambre et que je l'ai enjoint de l'enlever de là, c'est avec surprise qu'il m'a demandé si je croyais sincèrement que la plage sur laquelle nous avions passé la journée était plus propre. J'étais forcée d'admettre que c'était 1 à 0 pour le Fabuleux. En plus que je considère que la céramique était probablement pas mal plus propre que mon plancher chez moi.

Après mon lavage de vaisselle, j'ai pu conclure que laver avec du savon à l'eau frette c'était de la marde. Et dans la foulée du commentaire de mon chum, je me suis demandé si laver des gobelets à l'eau distillée - mais froide et essuyer avec des linges non-lavés à l'eau potable c'était vraiment pertinent, surtout si ton enfant a passé la journée à boire de l'eau de la piscine.

La liste des incohérences que nous avons relevé est longue. On se lave les mains au Purell avant de manger, mais on taponne les chaises sur lesquelles tout le monde se sont assis...et ainsi de suite.

Bref, la conclusion, c'est qu'en essayant d'enrayer les microbes, c'est comme essayer d'être "ami de l'environnement". À moins de ne pas exister, c'est difficile d'être cohérent.

À la fin, nous avons choisi d'appliquer les mesures d'hygiène "normales", c'est à dire être propres sans être capotés.

La limite entre le propre et le malpropre est quelque part dans nos têtes. Tracer la ligne entre l'acceptable est impossible. Faut-il être heureux d'être malpropres, ou freaks de la propreté?

vendredi, mars 26, 2010

Magasiner les rabais

Je ne me souviens plus où et quand j'ai entendu ça cette semaine, mais quelqu'un disait que les gens qui ont le temps d'épargner en magasinant, ce sont ceux qui ont du temps donc les retraités et les pauvres.

Jusqu'à un certain point, c'est vrai. Je ne vais pas lire 5 circulaires pour choisir les 3 épiceries auxquelles je vais aller faire mes emplettes. Tous les déplacements physiques que je suis obligée de faire, j'essaie de les rentabiliser. Je ne vais pas flauber de l'argent pour le plaisir de le faire, mais me faire fermer la porte dessus par une vieille bitch et rentrer dans les étalages avec ma poussette lorsque les allées sont trop petites sont des activités que j'essaie de limiter à moins de 10 fois par semaine (et j'ai de la misère, je vous jure!).

Par contre, pour le reste, je rentre dans la catégorie "ceux qui ont du temps"...Je ne peux pas dire que je magasine les sppiiiiicials. Je suis une de celles pour qui Internet a pas mal changé la façon de magasiner. En 5 minutes, je cherche par exemple un article chez 3-4 détaillants, je me fais une idée du prix, pis si le shipping est pas trop voleur, je me déplace même pas pour acheter. Si j'ai des question j'appelle, et s'ils veulent pas me répondre parce qu'il faut que je vienne en magasin pour avoir du service, je les envoie paître.

Je suis souvent partagée entre "l'achat local" et l'économie. Est-ce qu'acheter chez Toys'r'us c'est de l'achat local? Je ne pense pas. Alors pourquoi je le ferais si je peux économiser 15$ sur un seul article en l'achetant en Australie?

À l'ère d'Internet, c'est quoi de l'achat local?

samedi, avril 04, 2009

La routine

Le quotidien est meublé de tout ces petits points de contacts, des références à quelque chose qui s'apparente à une routine plus ou moins bien établie.

J'ai toujours voulu éviter l'arrivée d'une routine dans ma vie, rejetant toute forme de stabilité, ou de déjà-vu vague ou non. L'idée même me soulevait le coeur. Et dans cette tempête d'idée, ce qui me frappe aujourd'hui est que je n'avais pas réalisé à quel point certains contacts avec la réalité, aussi petits et léger soient-ils, pouvaient vraiment améliorer ma vie. C'est moi qui dit ça.

La routine, certains la voient comme la méthode pour emprisonner les gestes et l'esprit. Pourtant, c'est parfois en répétant certains gestes que nous arrivons à libérer l'esprit. Il n'a qu'à penser au coureur qui atteint la liberté de pensée en foulant le sol de la même façon à chaque enjambée.

Où est-ce que je voulais en venir? Mon quotidien est chaque jour différent, mais ponctués de quelques similarité qui, je l'avoue, améliorent mon confort.

Le Fabuleux est à l'extérieur, pour une grosse semaine encore. Entre temps, personne à appeler pour lui dire que je l'aime au beau milieu de la journée, pas de Fabuleux à asticoter le matin pour qu'il se lève, personne à qui faire un café. Je trouve mon quotidien bien vide et tristounet.

Retirez plusieurs de ces stimulus (qui sont somme toutes petits) à la fois et je suis un chien de Pavlov dont la cloche sonne pas quand elle devrait...

Finalement, ce n'est vraiment pas un post sur la routine que j'aurais dû écrire, mais plutôt une note sur l'amour...et pas sur la routine de l'amour mais sur les plaisirs de l'absence dans l'amour et de la liberté que je ressens en m'attachant à quelqu'un que j'aime vraiment.

samedi, janvier 17, 2009

Faites-moi pas chier avec l'écologie, mon méthane pollue l'environnement

Quand je vois des compagnies comme Métro/Lowblaws qui décident de faire payer les sacs d'épicerie aux clients pour des raisons environnementale, ça me fait monter la moutarde au nez. De se cacher derrière des raisons environnementales pour ce qui est plutôt des raisons économiques, ça me fait suer.

Au même titre que quand je vais dans un hôtel et que je lis "nous sommes amis de l'environnement, SVP, gardez votre serviette. Si vous faites un flamand avec votre serviette nous considérerons que vous êtes amis de l'environnement, sinon nous nettoierons votre serviette".

À moins que les économies d'échelles soient redonnées à 100% à des causes (environnementales?) personne ne me convaincra que ses grandes entreprises ont le souci de l'environnement. Ce qui suscite leur esprit environnemental, c'est le souci d'économie. Rien d'autre.

Le Greenwashing, c'est de penser que faire 500 mètres dans son SUV pour faire l'épicerie et apporter ses sacs en tissus made in China - qu'on rempli de produits emballés dans du styrofoam, c'est être ami de l'environnement. Moi être l'environnement, avoir des amis de même. Et ce genre de comportement complètement illogique est encouragé par des "bonnes" idées - genre faire payer les sacs d'épicerie.

Mais les sacs d'épicerie, les osto de sacs d'épicerie dont je suis franchement écoeurée d'entendre parler, c'est une goutte d'eau dans l'océan. Et une esti de petite goutte d'eau à part de ça.

D'un autre point de vue, la longévité de ce que nous consommons diminue (les toasters qui pètent à qui mieux mieux, les cossins au dollorama, les électros qu'on change pour une question de couleurs). Un électro durait 20 ans en moyenne il n'y a pas si longtemps, j'entendais que la durée de vie est plutôt de 7 ans maintenant.

On sacre nos frigo au dépotoir trop souvent, mais on se calme l'esprit en se disant qu'on le remplit avec des denrées suremballées tireés de sacs récupérables. On arrête pas le progrès!

Si on tenait à l'environnement, autre que pour des maudites niaiseries, il y a longtemps que bien des choses se feraient autrement.

Où est-ce que je voulais en venir?

Ah oui.

Être écologique, ça ne veut pas toujours dire de consommer différement. Parfois, ça veut juste dire de consommer moins, mieux ou pas du tout.

Merci, bon soir.

mardi, juin 26, 2007

pensée profonde

Juste à exister je sue...imaginer à déménager!

dimanche, juin 10, 2007

Party de familles

Suis-je la seule à essayer de trouver des excuse pour ne pas y aller...?
Suis-je la seule qui même avec des excuses se sent trop coupable pour pas y aller?

Hier la famille de ma mère fêtait l'anniversaire de ma grand-mère. Les mononc' les matantes. Pas de cousins cousines. Ma mère s'était enquit de notre aide puisqu'il s'agit quand même d'une 20taine de personnes...

Plusieurs heures à me faire répéter en boucle "Aaaah...tu déménages"...remarquez que c'était bien intentionné...et que j'étais plutôt surprise que l'on déroge de l'habitule "ah...t'as donc bien grandi"...

Mais dans ces situations c'est toujours pareil : je m'ennuie ferme lorsque j'y vais, et je me sens coupable pendant plusieurs jours si je n'y vais pas.

Quelqu'un a réussi à réconcilier ce paradoxe?

mercredi, juin 06, 2007

Le temps

J'aime le trouble! Si je faisais pas ça, je trouverais autre chose pour être pressée...

C'est ce que j'ai dit à ma boss en riant lorsqu'elle m'a demandé si j'avais hâte d'en avoir fini avec une tâche supplémentaire que je me suis imposé au bureau. Et...je n'avais pas si tord. Ne me voilà-ti pas en train de voir la lumière au bout du tunnel avec la fiscalité (pas tout à fait encore) que je fantasme sur le prochain cours...un cours d'anglais privé? faire 2 cours pour mon bacc à l'automne. Sur la décoration de ma maison (j'ai hâte!) sur la cueillette prochaine de petits fruits. J'ai aussi pensé à quelques petits trucs pour le bureau.

J'allais me plaindre que je manque de temps. C'est vrai. J'aimerais aussi plusse prendre le temps de cuisiner, dernièrement, Michelina's est certainement ma meilleure amie. Faire du ménage, caline que c'est le bordel ici! C'est sans dire qu'il faudrait faire des boîtes.

je manque de temps, mais je courre après...facque...ma yeule! :)

lundi, juin 04, 2007

Choisir

N'avez vous jamais eu l'impression d'être mal entouré? De vous ennuyer ferme en présence de certaines personnes...d'être irrités par des sujets de conversations aussi banals qu'indisposants?
Pourtant, on persiste parfois trop dans ces relations malsaines desquelles, de toute façon, les autres tirent probablement autant de négatif que nous. Pour ne pas être seul, parce qu'on profite de "bénéfices en fréquentant ces relations" parfois parce que le fait de vivre quelque chose de négatif est un écho à ce que l'on pense de nous-même ...pour des centaines d'autres raisons, justifiables ou non.

Et puis disons le quand on dit "choisir ses relations"....que celui qui a la prétention du choix se lève. dans toute son humilité....ça a quelque chose de pas smath, de prétentieux, de pas...hum...gentil?

Où je veux en venir? J'essaie d'avoir de la compassion pour les gens qui ne parle que de leurs petits bobos à la journée longue...que leur vie doit être pénible! Il faut faire la différence, j'ai beaucoup de respect et d'admiration pour les vrais malades...Mais les faux à la recherche d'attention, je ne suis pas capable de me résoudre à être leur amie. Cela se résume à une longue litanie entremêlée de pseudo-diagnostiscs et d'ingrédients actifs inclus dans le tylénol et du pourquoi du comment ils sont tellement limités à tout faire...

En tout, la plupart de la limite est dans nos têtes. C'est pour ça que ça me pue au nez de pas les aimés parce que je suis limitée à ne pas aimer leur limite...

lundi, mai 28, 2007

Rimettes existentielles

Pendant mon sommeil, j'ai constaté que fiscalité était pas si loin de fatalité.
Ça doit expliquer mon humeur à tuer.

dimanche, mai 27, 2007

Penser comme un poisson

Une chance que le dimanche, après la journée d'étude, il y a les sushis.

dimanche, avril 22, 2007

Madame Blancheville

Je m'efforce depuis quelques mois à devenir une madame Blancheville. Le Fabuleux vous dirait sûrement que je n'y arriverai jamais. Ce à quoi je répondrais sans doute "Chanceux, toi t'as déjà trouvé la formule pour être un VRAI homme". Je vous laisse imaginer le sous-entendu.

Ce matin, je vois l'ampleur de ma névrose. 8h15, je me réveille avec envie de vider le lave-vaisselle, ça m'agace ça n'a pas été fait hier, lavage, pliage, je remue la maison à grand coup de ménage.

Fabuleux se lève et me dit "Hé smallou t'as lavé mes chemises de coton à délicat j'espère"... (ben oui, pourquoi pas!) ...Pis...T'as plein de linge qui traine dans la salle de bain"

Vous savez quoi, ça ne donne vraiment rien de devenir madame Blancheville!