mardi, avril 26, 2011

Vote anticipé

Hier, j'ai profité d'un moment de lucidité politique pour aller annuler mon vote -car oui, c'était jour de vote anticipé #3. Il était bien 19h quand je me suis présenté. Le gars de "l'accueil" était excédé. Il y avait beaucoup de monde et il n'arrêtait pas de dire, chaque fois qu'un citoyen fier de faire son devoir se présentait, que le vote par anticipation, c'était UNIQUEMENT pour ceux qui ne pouvaient pas le jour même, mais comme plein de monde avait pas de raison valable, mais venait pareil, ben il fallait attendre. Dans le temps de nos parents, c'est vague mais je me souviens que le vote par anticipation, fallait que tu fournisses des preuves que tu ne pouvais pas voter le jour même, c'était chiant et compliqué. Aujourd'hui, s'ils pouvaient faire 1 mois de vote, ils le feraient probablement parce que ça n'intéresse qu'une petite partie de la population.

Wow, c'est quand même vendeur pour inciter une population désengagée à voter! Et visiblement, même le processus de votation est revu selon la loi de l'offre et la demande.

Mon constat, c'est que selon ce gars, il faut une raison valable pour voter par anticipation. Mais le jour même du vote, ya pas de raison valable de se présenter pour voter et ya pourtant 56% de la population qui le fait...


mercredi, avril 20, 2011


{ce moment} - Un rituel du vendredi initié par Soule mama que je désire intégrer à mon quotidien et ce, peu importe la journée de la semaine. Une seule photo -aucun mot- capturant un moment tout simple, spécial, extraordinaire, inoubliable ou encore magique par sa sa spontanéité et les souvenirs qu'il évoque, les traces lumineuses qu'il laissera de notre passage ici-bas.


samedi, avril 16, 2011

Mamandouble

Chez nous, il y a papadou et mamandou...il a fallu rajuster nos surnoms récemment, et c'est devenu mamandouble. En espérant que c'est pas parce que mon chum trouve que j'ai le double de derrière d'avant.

La bonne chose que je constate dans mon statut de mamandouble, c'est que somme toute, deux enfants au lieu d'un ce n'est pas vraiment le double du travail. C'est certes des brassées de lavage plus grosses, mais pas 2 fois plus de brassées...c'est des levers la nuit, mais une fois levée, quand les deux pleurent, ce n'est pas le double d'énergie que ça demande (heureusement!).

Yen a qui trouvent que la grosse marche est entre avoir 0 enfants et 1, pour d'autre c'est passer de 1 à 2 et diviser son temps. Peut-être que je suis encore pleine de rêves et d'illusions, mais je n'ai pas encore senti cette grosse marche que j'avais à monter à aucun moment. En fait, avant l'arrivée du deuxième, il y a eu pas mal plus de peur que de vrais dommages.

Je m'habitue à garder le rythme, à essayer de mieux planifier et je trouve ça pas mal plus facile maintenant que sur la fin de ma grossesse avec ma bédaine de baleine. Je trouve même que je garde ma maison plus à l'ordre (!!) et que je perds moins le fil dans le lavage et le ménage.

Qui l'eut cru?

jeudi, avril 14, 2011

Comptabilité alimentaire

Nous étions à placoter d'économie et de savoir compter son argent hier, roudoudou et moi. À nous rendre compte, encore une fois, que la cuisine à la maison est pas mal plus économique et savoureuse que n'importe-quoi-pour-emporter. Et que nos préjugés nous font parfois être biaisés en terme d'achats alimentaires.

On constatait que pour un repas à la maison, commander de la pizza ou manger du homard revient pas mal au même prix. Qu'à manger chez Subway à deux, ça coûte le prix d'un fastueux repas de samedi soir avant le vin. La conclusion c'est que de manger du "tout prêt cheap" nous donne la fausse impression de ne pas payer cher pour ce qu'on ingère. Pourtant, ça n'est qu'une illusion.

Le dealbreaker, c'est souvent la paresse. C'est facile de se dire qu'on "se gâte" en passant chez McDo, fatigués, après une journée. Une économie de temps? Si le McDo est proche de la maison...probablement.

Là où ça fait mal, c'est de conserver des habitudes de restaurant...quand le budget est serré! Peut-on se plaindre de ne pas avoir de sous en mangeant une poutine Ashton qui, dans les faits, coûte la peau des fesses? On ne peut pas rationnaliser à l'infini l'argent qu'on met sur la nourriture. Il y a par contre plusieurs façons d'être économes. De cesser de manger de la bouffe cheap en est une.

La cuisine maison a ses vertus plus santé. C'est officiel. Mais au-delà de l'aspect santé, la cuisine maison est rassembleuse pour la famille et économique.

Chéri, est-ce qu'on va au resto ce soir?

jeudi, avril 07, 2011

Vite pas vite, c'est moi le boss!


Ce n'est pas né que ça boss déjà!

Il était attendu. Et quand il a décidé, il ne s'est pas fait attendre notre petit pressé!

Louis-Félix est né mercredi le 6 avril à 9h39. Après...beaucoup, beaucoup de "awoye, laisse-faire ça pis vient t'en, grouille!"

Nous sommes de retour à la maison et la grande soeur est déjà sous le charme!

Plus de posts scattologiques et de mère névrosée sous peu...

lundi, avril 04, 2011

Les petits poissons dans l'eau...

Le Fabuleux et moi nous sommes mis en quête de magasiner les piscines. Y en aura-t-il une dans la cours cet été, le mystère demeure entier.

Reste que...
Quand je vais à l'épicerie, m'acheter des vêtements, magasiner chez le concessionnaire auto, les prix sont affichés.

Dans quel commerce est-il logique de vendre des biens, sans afficher le prix?
Les piscines, c'est pleeeeein d'options me direz-vous mais...ils arrivent à le faire sur les maisons préfab. Me dites pas que c'est plus complexe avec 4 murs à remplir d'eau?

Le peddler pousse du crayon en disant qu'il me donne un rabais de 250$ sur le thermopompe. Mettons. C'était quoi le prix régulier déjà? C'est écrit où? FAIL! Impossible de savoir si c'est un vrai rabais.

Contrairement à toute logique dans le commerce de détail ailleurs, ce que je constate, c'est que la logique du vendeur de piscine, c'est d'en dire le moins, de donner le moins de détails, pour s'assurer que le client est complètement incapable de comparer deux produits de deux compétiteurs.

Entre deux crosseurs, il reste juste à choisir celui qu'on pense être le moindre...

jeudi, mars 31, 2011

Vêler ou ne pas vêler.

Depuis quelques jours, tout le monde a l'air sur le qui-vive (sauf moi?).
Depuis hier, j'ai dû répondre à plus de 20 courriels, messages téléphoniques, téléphones sur le vif et autre de "ah tu ne réponds pas tu as sûrement accouché..." Quand est-ce que tu vois ton médecin?

Question #1 : non
Question #2 : pourquoi, vas-tu te pointer?

Dans la liste des choses pour lesquelles les gens ne répondent pas en moins de 30 secondes au courriels/téléphones. Chaque fois que vous appelez quelqu'un pour savoir si elle a accouché - moi ou quelqu'un d'autre - vous n'avez pas besoin de poser la question, je vous donne des choix de réponses...répondez-vous vous-même et évitez un message parmis 18 sur un répondeur!

Je ne réponds pas parce que :
  • Je suis en train de faire un gros caca pendant que ma fille me regarde le faire
  • Je n'ai vraiment pas envie de répondre au téléphone
  • Non je ne reste pas à la maison 24/24 pour prendre les téléphones visant à vous rassurer
  • Qu'est-ce tu fous en dedans pendant que moi je suis dehors au soleil?
  • Je suis pas en train d'accoucher, je suis bien là et j'écoute le téléphone sonner. Je vais pas répondre parce que tu es êtes le 32ième de la journée à manquer d'originalité.
  • Si j'avais accouché, j'aurais pas eu le goût de te le dire de toute façon.
  • N'ayant pas accouché, j'ai pas le goût que tu me dises de t'appeler pour t'inviter à l'hôpital. J'ai pas le goût de t'inviter à l'hôpital et yen a 57 autres qui se sont aussi mis sur la liste d'attente que je n'ai pas plus le goût de voir à l'hôpital.
  • Si je réponds pas, tu l'apprendras comme tout le monde sur Facebook en temps et lieux

mardi, mars 08, 2011

Ce que vous ne lirez jamais sur mon blog

Un accouchement, c'est trippant. Mais un récit d'accouchement qui n'est pas le nôtre? Câl...on s'en fout! J'ai dilaté à 4 avant de demander l'épidurale, de déchirer, ah mon dieu, on a vu les cheveux. Regardez moi bien dans les yeux : NO WAY!

Si c'est suuuper pour papa et maman, c'est trop d'informations pas intéressantes toutes rassemblées ensemble.

Je voulais vous informer que dans le palmarès des choses dont je ne parle presque jamais dans le réel, et que vous ne lirez jamais sur mon blog, le top #1 de ce palmarès c'est sûrement un "récit" d'accouchement. Tant mieux pour vous, ça va faire un post de moins sur mon blog dans les prochaines semaines...

lundi, mars 07, 2011

Je me promenais sur la route cet après-midi quand je me suis fait klaxonné et fait faire dans le cul pour une raison que j'ignore toujours.

Une chose que je n'ignore pas, par contre, c'est que le véhicule est stripé "JD Chrysler de Boischâtel" (le même qui les annonces tannantes).

En rentrant à la maison, j'envoie un petit courriel à ce concessionnaire.
Bonjour, j'ai croisé un de vos véhicules sur le boulevard de la rive-sud à Lévis, vers 14 heures immatriculé FFM8830. La conductrice m'a fait un doigt d'honneur et klaxonné pour une raison que j'ignore toujours. J'aurais aimé en comprendre la raison et savoir s'il s'agit d'une orientation corporative. Merci!
Je ne m'attendais pas d'avoir une réponse. Si la réponse a été rapide, elle n'a pas eu le mérite d'être intelligente pour autant. On m'a appelé pour me dire qu'on ne savait pas qui était au volant du véhicule, mais qu'il se pourrait fort bien qu'il s'agisse d'un véhicule de courtoisie.

Peut-être, reste que peu importe la personne qui me fait dans le cul dans ton véhicule identifié, c'est l'entreprise qui fait dans le cul. Donc ça reste que chaque fois que je vais entendre l'annonce tannante du nouveau JD à la radio, je vais penser au dans l'cul qu'ils m'ont fait :)

mardi, mars 01, 2011

Mères égoïstes

Si vous vous indignez de mon titre, c'est probablement que le chapeau vous fait.

J'étais au volant quand cette évidence m'a frappée comme une gifle. Ça fait plusieurs fois que j'ai des discussions avec des copines et que ma vague réflexion est "ouain, parfois comme parent, on est égoïstes"...mais rien d'aussi concret que la claque dans la face que j'ai eue ce matin.

Mères égoïstes à plusieurs égards. Beaucoup d'acquis, beaucoup de chance en termes de développement personnel. Tellement, que je réalise que ce que nous avons, ce n'est pas la culture de la consommation, ni même celle de la facilité, mais celle de l'égo. Tout provient de nous et s'y rapporte, comme un grand rond point en cul de sac.

Lorsqu'on ajoute les marmots à ça, le quotidien change un peu et pourtant, le portrait si peu. Nous continuons de travailler pour notre épanouissement personnel, il nous faut du temps pour s'occuper de nous, pour faire des sorties sans enfants, pour "s'entretenir". Bref, nos enfants deviennent des obstacles (contournables!) à la vie d'avant. Rapidement, nous les façonnons selon les besoins de notre vie.

Oh là! je ne dis pas qu'être une bonne mère c'est d'être une loque humaine esclave, mais nous disons vite que nos enfants sont notre priorité alors qu'au quotidien, très peu de nos choix traduisent cette priorité.

Nous envoyons les enfants à la garderie au nom de leur développement, leur faisons suivre 50 cours de ci et de ça avant l'âge de 3 ans pour leur développement. On les plogue evant la télé lorsqu'ils sont à la maison pour avoir le temps de faire autre chose. Mais au final, combien de ces choix sont vraiment, intimement fait pour eux, sans agenda sous-entendu ou caché d'adulte ??

Vous n'avez pas besoin d'être honnête avec moi. Mais si vous êtes honnête avec vous-même, vous allez vous avouer que c'est bien peu.

jeudi, février 17, 2011

Fuzzibunz, amours de ma vie!

Je parle souvent de mauvais service à la clientèle, mais dans ce cas-ci, c'est un exemple exemplaire de bon service.

Il y a quelques mois j'étais découragée. 2 de mes couches lavables Fuzzibunz avaient commencé à se délaminer, après plus ou moins un an d'utilisation. J'adore, j'adore et j'adore ces couches. Je ne le dirai jamais assez souvent. Elles ont toutes les qualités du monde. Après un courriel au fournisseur, on me dit de les retourner, ils vont les regarder de plus près.

J'inspecte mes couches avant l'envoi. Découragement encore plus intense : 9 couches sont atteintes du même problème. Bizarrement, ce sont 9 couches de la même couleur. Les 25 autres de mon kit (oui vous avez bien lu 34 couches lavables, pour 2 bébés!) sont en condition neuves neuves neuves après un an d'utilisation.

À 25$ la couche, on fait vite le calcul de combien ça coûte les remplacer. J'envoie les couches sans les inserts et sans grand espoir. En fait, qui serait assez fou pour garantir des couches lavables utilisées pendant des mois? Lavées, barouettées, on pourrait croire que c'est normal que les couches vieillissent ou que les mauvais traitement les ont simplement maganés.

Aujourd'hui, 10 jours exactement après avoir envoyé les 9 couches quelque part au Tenessee, j'ai reçu un paquet. 9 couches neuves, double inserts neuf pour chaque couche, des inserts de bambou pour la nuit, des élastiques d'ajustement de cuisse...

J'anticipe déjà le plaisir d'entretenir des couches pour 2 bibous!

lundi, janvier 17, 2011

T -3

Si le Fabuleux me demandait de faire un deuxième enfant maintenant,aujourd'hui, ma réponse aurait sûrement l'air de "es-tu malade!". Ou un de ses dérivés plus ou moins pertinent.

Il me semble qu'on court. Après notre temps, après la garderie, après la vie. Je ne vois pas quelle place il y aurait dans nos vies pour un deuxième bébé.

Ne vous trompez pas. J'adore mon petit monstre de 14 mois. Euh. Ma fille. Je ne peux pas m'empêcher de rire (en cachette) quand elle cache sa suce dans les calorifères ; quand elle garoche gaiement les jouets hors du bain comme si c'était le meilleur jeu du monde ; quand elle crie maman pour la 114ième fois en ligne sur 114 tons différents ; quand elle fait le phoque en Alaska parce qu'il n'y a pas la même chose dans son verre que dans le mien ; quand elle passe ses mains sur le comptoir pour attraper les choses les plus dangereuses ; quand j'ouvre sa couche et que je fais ouachh! - même quand il n'y a rien - et qu'elle m'imite.

Chaque jour, j'ai de la difficulté à ne pas être qu'un gros sucre mou devant sa bouille ; à ne pas dormir avec elle nez à nez tous les soirs...Tout ce temps où elle n'était pas avec nous est un vague
souvenir pas du tout empli de nostalgie. Il n'y a rien qui batte le fait de regarder un enfant qui dort, de lui flatter les cheveux après 17 mauvais coups, de sortir de la pièce et être accueilli comme si on en était sorti 10 ans. De rendre heureux quelqu'un d'un coup de verre de lait, ou d'un tour de zèbre.

Mais chaque jour aussi, c'est un petit pincement au coeur de choisir pour elle, qu'elle passe le meilleur temps de sa journée à la garderie, et que moi je consacre le mien au travail qui m'apparaît maintenant bien futile. Quand je traite des plaintes pour une broutille, je ne peux m'empêcher de me dire que c'est pour faire "ça" que je laisse ma fille à la garderie et que "ça" a bien peu d'importance. Pas parce que je pense qu'elle ne peut pas survivre sans moi, mais mon triste constat, c'est que nous faisons des enfants et nous choisissons vite de les remettre aux
autres.

Où est-ce que je m'en allais avec mon billet? ah oui. Si le Fabuleux me demandait de faire un deuxième enfant maintenant en ce moment même, la réponse serait sûrement emplie d'ironie, de sarcasme ou quelque chose du genre.

J'ai dû avoir un moment de folie ou de clairvoyance, mon opinion sur ma santé mentale varie de jour en jour. Dans un peu plus de deux mois, j'ai de la misère à comprendre comment le temps a pu si vite filer, j'aurai le double de tout le bonheur que j'ai déjà ...

samedi, janvier 15, 2011

Je devrais être en train de préparer le sac pour sortir, les bébelles, le gobelet. Faire mon rôle de mère qui demande - j'allais dire la perfection ou rien - mais rien ne fait pas partie des options et autre chose que la perfection non plus. Chaque oubli est un oubli de trop, chaque minute où j'ai les mains vides, l'esprit ou le corps au repos est une minute de perdu dans ce contre-la-montre qui ne s'arrête jamais. Lorsque je gagne contre la malle à linge sale, c'est une victoire bien temporaire. Et si je gagne contre le linge sale, c'est souvent au détriment d'autre chose d'oublié, d'égaré...et de reproché.

Le féminisme a juste permis aux femmes d'essayer de devenir des superwomen qu'elles ne seront jamais en travaillant à l'extérieur tout en conservant l'intégral ou à peu près de leurs tâches à la maison.

Je vois déjà une gang d'hommes me lisant, cailloux à la main. Près à me crucifier car ils ont la conviction profonde qu'ils en font beaucoup. Peut-être. Mais une mère se permet d'écouter la télé quand tout le reste est fait ou en faisant tout le reste. Une maman pratique un sport, en autant qu'à l'horaire dit, les autres n'aient pas d'autres priorités pour occuper son temps. Une mère ça s'habille, mais ça s'occupe avant que la famille ait des vêtements propres, quitte à ne pas avoir le temps de laver les siens. Une mère ça s'occupe d'elle, juste si personne n'a de besoins. Une maman, ça s'arrange pour être productive quand tout le monde se repose, même quand c'est elle qui est fatiguée.

Une maman c'est coupable d'avoir ou de ne pas le faire c'est selon. De mal s'occuper de ses enfants ou de trop en faire. De ne pas être capable de tout faire seule, mais aussi des demandes faites aux autres. C'est coupable de ne pas rappeler ses amis et encore plus de ne pas avoir le goût de le faire. C'est coupable de sortir chaque fois, mais tout aussi coupable de ne pas "s'entretenir" ou faire du sport.

Être une mère, c'est récolter des reproches quand on en fait pas assez, et récolter des reproches quand on en fait trop.

Défi sans achat

Si je parle souvent de consommation, ce n'est pas que j'aime consommer, mais plutôt que je cherche la balance entre le plaisir de consommer, la consommation frénétique, la consommation de besoin et le bonheur.

L'échelle bonheur/consommation est souvent différente d'une personne à l'autre et j'essaie de voir dans quel mesure la corrélation est forte autour de moi. Dans la plupart des cas, il faut parler de plaisir plutôt que de bonheur à consommer, puisqu'il s'agit d'un état passager, relié au soulagement d'une pulsion qui aussitôt passée laisse place à la suivante. Combien peut-on réprimer l'envie de consommer, outre pour les besoins primaires style manger et s'habiller, jusqu'où et pendant combien de temps? Sûrement beaucoup et longtemps, si on se tient loin des feux de l'enfer qui attisent les désirs.

Il me reste un mois à travailler (d'où ça sort ça? je vous expliquerai dans le prochain post). Moi qui travaille à même les feux de l'enfer du temple de la consommation (i.e. publiciste dans un centre d'achat) je tenterai pendant ce mois de ne pas me laisser tenter au quotidien. Pas de Starbucks, pas de halte-repas, pas de magasinage de désir, si ce n'est que par besoin. Quoi encore? Pas de collation acheté vite fait, de fringales au chocolat instantanée. Pas de p'tit bijoux mode, pas d'arrêt à la librairie pour me laisser tenter.

Petit mois, petite vie, les détails de ma non-consommation au jour le jour. On verra plus tard, combien malheureuse ça peut rendre d'aller au bar chaque jour en essayant de maintenir son statut de AA.

vendredi, janvier 14, 2011

Réflexion existentielle sur l'hygiène

Nous revenons à peine d'un voyage au Mexique. Avant le départ pour ce périple fait avec le Fabuleux et notre progéniture, j'ai reçu plusieurs conseils. Dont ces deux là :

Ne pas laisser la progéniture trainer sur le sol de la chambre
Laver scrupuleusement les biberons/gobelets à l'eau embouteillée, avec le savon à vaisselle amené de la maison

Après quelques heures en voyage, j'ai rapidement été forcée de remettre en question ces conseils.

Quand le Fabuleux a déposé sa fille sur la céramique de la chambre et que je l'ai enjoint de l'enlever de là, c'est avec surprise qu'il m'a demandé si je croyais sincèrement que la plage sur laquelle nous avions passé la journée était plus propre. J'étais forcée d'admettre que c'était 1 à 0 pour le Fabuleux. En plus que je considère que la céramique était probablement pas mal plus propre que mon plancher chez moi.

Après mon lavage de vaisselle, j'ai pu conclure que laver avec du savon à l'eau frette c'était de la marde. Et dans la foulée du commentaire de mon chum, je me suis demandé si laver des gobelets à l'eau distillée - mais froide et essuyer avec des linges non-lavés à l'eau potable c'était vraiment pertinent, surtout si ton enfant a passé la journée à boire de l'eau de la piscine.

La liste des incohérences que nous avons relevé est longue. On se lave les mains au Purell avant de manger, mais on taponne les chaises sur lesquelles tout le monde se sont assis...et ainsi de suite.

Bref, la conclusion, c'est qu'en essayant d'enrayer les microbes, c'est comme essayer d'être "ami de l'environnement". À moins de ne pas exister, c'est difficile d'être cohérent.

À la fin, nous avons choisi d'appliquer les mesures d'hygiène "normales", c'est à dire être propres sans être capotés.

La limite entre le propre et le malpropre est quelque part dans nos têtes. Tracer la ligne entre l'acceptable est impossible. Faut-il être heureux d'être malpropres, ou freaks de la propreté?

dimanche, janvier 02, 2011

Messe nouveau genre

J'ai passé le temps des Fêtes à me demander comment ça les centres d'achats (ah pardon, centre "d'achats" c'est péjoratif, disons centres commerciaux!) étaient pleins de monde. Les gens ont vraiment rien d'autre à faire?

On passe notre temps à chialer qu'on manque de temps, mais à croire la quantité de gens qu'il y avait dans les centres d'achat le 27, le 30...alouette! C'est que les gens passent leur temps à consommer, puis à se plaindre.

Si on consommait moins (moins de média, moins de télé, moins de gugusses, moins de vêtements, moins de cossins inutiles), au sens large du terme, on aurait certainement plus de temps pour nous. Reste que dans une économie basée sur la production, on se sacre vraiment d'avoir du temps, l'important c'est de produire et pour produire, ben faut que quelqu'un achète. C'est une inversion complète par rapport au temps où on produisait pour combler les besoins. Maintenant, l'impératif est de créer des besoins pour augmenter la consommation. Et à voir la masse dans le temple de la consommation, ça marche!

Parole de publiciste, faites ce que je dis, pas ce que je fais!

samedi, juillet 03, 2010

Génération Ziploc - une gagnante!

Nous avons pris de fabuleuses photos du processus de pige que j'ajouterai au post ce lundi!

La gagnant du prix est Annie - qui avait répondu à la question via facebook! Il lui restera juste à nous laisser savoir quel est le prix de son choix!

Merci d'avoir participé :)

vendredi, juillet 02, 2010

Génération Ziploc - intéressant ou pas?

Vous êtes énervés, vous avez participé au concours. Et vous vous dites..by the way, je ne sais même pas ce que je vais gagner. Ou encore...je ne vais pas participer, c'est sûrement un gugu que je vais gagner.

De un, la personne aura le privilège d'obtenir 15% sur l'achat de produits de son choix (valide jusqu'au vendredi 9 juillet - commande faite à Amélie seulement).

De deux, si la gagnante désire faire une démonstration chez elle, elle obtiendra, le jour de sa présentation, 25$ en produits gratuits supplémentaires aux cadeaux d'hôte en vigueur à ce moment. (la présentation doit avoir lieu le 15 août ou avant - présentation faite par moi)

Et finalement, la gagnante aura à faire un choix parmi les options qui suivent :

Boîte à lunch pour enfant (valeur au détail de 30,50$ plus taxes)












Un ensemble mini-fourre tout (contenants de 1L de 2L et de 3L - valeur de 32,50$ au détail)








Deux petits intelli-frais (valeur au détail totale de 37$)

mardi, juin 29, 2010

Génération Ziploc

Depuis mon incursion dans le monde Tupperware, j'ai vu toutes sortes de réactions.

Ma conclusion c'est que la seule cohérence de ma génération, c'est son inconsistance. On parle d'écologie, des 3 R (recycler, réutiliser et réduire à la source). Mais quand on parle de payer plus cher au nom de ces 3R là, la logique ne tient plus.

On parle d'écologie tant que ça fait plaisir à notre portefeuille. Et on est vite à choisir les solutions faciles, sans pousser le crayon pour évaluer l'impact à long terme.

Tout ça pour dire que certaines personnes autour de moi étaient enthousiastes : ouais, une plogue pour des produits à bas prix! - ont-ils peut-être pensé tout bas.

Plusieurs, cependant ont eu des réactions catégoriques : les gens qui aiment les Tupperware (on ne parle même pas de ceux qui en achètent!) sont des épais finis, parce que "ça coûte cher et que je peux acheter des plats Ziplocs au Dollorama qui font exactement la même job, et ça ne me fait pas de peine quand je les jette."

Pour tout plat de plastique utilisé une journée, cette réflexion tiens super bien.


Là où je veux en venir avec les Tupperware c'est que c'est vrai que c'est chers à première vue. Mais ils ne m'auront pas. La plus cheap c'est moi! Et quand on parle d'argent, j'aime bien sortir mon crayon pour faire des démonstrations.

Question d'habileté mathématique - avec cadeau
Vous répondez à cette question, je pige parmi les réponses reçues avant le 2 juillet et je poste/livre un cadeau Tupperware au gagnant.

Si mon plat de plastique Tupperware me coûte 10$ et me dure 25 ans, combien de plus me coûte un Tupperware, versus acheter un plat Ziploc 1$ à tous les trois mois pendant ces mêmes 25 ans?

Pour ceux qui n'ont pas le goût de se prêter au jeu, vous pouvez continuer à médire sur le Tupperware et éparpiller votre argent aux 4 vents, pendant que les autres en profitent!

Vous pouvez consulter mes produits à vendre à bon prix : Galerie de produits à prix réduits

dimanche, juin 06, 2010

Nostalgie Tupperware

Il y a quelques jours, ma gang de p'tites mères actuelles et futures se sont joint à moi à la maison pour un déjeuner de fille...et une présentation Tupperware.

Les produits sont chers. Oui. Mais ils sont garantis à vie, et ils sont durables! Plusieurs pièces que Madame Tupperware a présenté me rappelait mon enfance et ce que je réalisais, c'est que même si c'est produits me rappelaient mon enfance...ma mère les utilisait encore au quotidien! Le plat à mariner, le mélangeur rapide, les plats à sandwich. Oui! Tupperware est pour moi une source de bons souvenir de cuisine, de maman à la maison et de premières recettes.

Tout le monde était un peu sur le même mood "hein? du Tupperware?". Et pourtant, tout le monde a acheté un p'tit morceau, un grand classique qui lui rappelait la maison. Le pichet à jus, la boule pour enfant rouge et bleu, le mélangeur rapide...

Finalement, après force de réflexion, je suis moi-même devenue madame Tupperware.
Pour échanger les produits brisés de ceux qui en ont besoin, pour partager de bons souvenirs de cuisine et pour rendre service.

À la recherche d'un produit? D'une activité agréable...Je suis à votre service!