samedi, janvier 31, 2009

quand tu fais de l'échantillonage

Mettons les carte sur tables.

Quand une compagnie fait du sampling ou de l'échantillonage (de la distribution d'échantillons de produits de consommation) c'est qu'elle est passablement sûre, où du moins elle espère, gagner de nouveaux clients à qui elle distribue les échantillons. Elle mise sur un achat impulsif, quand la dégustation est en épicerie, elle mise sur le contact "sympathique" avec le produit ou la personne qui le distribue de main à main dans des festivals/événements.

Mais quand elle sacre l'échantillon dans le Publi-Sac elle mise sur quoi au juste?

Privé du contact avec le client, du pitch de vente, de la dégustation commenté, des "conseils" en épicerie, qu'est-ce qu'une barre tendre peut bien venir sacrer dans votre Publi-sac?

Premier piste de réflexion...la compagnie est tellement certaine que son produit est supérieur qu'elle suppose que l'expérience va transcender le client vers les tablettes de vente. La compagnie est tellement certaine de son produit qu'elle est convaincue que l'ajout d'interaction humaine viendra brouiller les pistes pour le client.

Je prend l'exemple du chocolat chaud Nestlé Noir que plusieurs d'entre nous avons reçu il y a quelques semaines, dans le Publi-Sac.

Je sais qu'ils en ont plusieurs sortes. En épicerie, si je l'avais trouvé dégueulasse, la tite madame m'aurait probablement conseillé voir même fait goûter une autre sorte. À la maison, je suis dans le cul-de-sac de la papille.

Nesté, gamme "Noir" vient de me convaincre de continuer à ne pas acheter d'eux, et ils ne se sont donnés aucune prise pour argumenter avec moi. Bravo le marketing!

Euh...trouvez l'erreur?

mercredi, janvier 28, 2009

comment avoir l'air con dans une tempête

C'est très facile.

Décidez d'aller à l'université (qui n'a pas déménagé et est toujours à 1,2 km) armée de votre tuque, de vos bottes et de vos livres. Assistez à vos cours avec un air héroïque. Quelles crottes de nez les absents!

Toujours armés de votre tuque à la fin du cours, retournez à votre voiture dans 162 centimètres de neige. Embarquez dans la voiture, ne trouvez pas l'entrée pour sortir sur la route. Roulez pour trouver la sortie et calez-vous à l'endroit où il y a le moins de neige dans le stationnement - disons 10 centimètres de neige. Restez empêtrés.

Réalisez que vous bloquez avec votre bolide 75% de la seule des deux entrée du stationnement de l'université.

Ragez, donnez du gaz, ragez encore. Ouvrez votre coffre pour chercher la pelle que vous n'avez pas encore mis dans votre voiture cette hiver. Essayez de déneiger avec vos pieds et vos mains. Plus vous avez l'air d'un petit chien, plus c'est gagnant. Pendant ce temps, admirez les 6-7 voitures qui se font un point d'honneur de faire le tour de votre voiture...sans vous regarder (gardez en tête que c'est impossible de vous manquer, vous bouchez 75% de l'entrée!)

Répétez le tout pendant 10 minutes. Pensez à appeler votre Fabuleux sur le cellulaire en désespoir de cause. Par magie, enfin! la 8ième voiture s'arrête et le conducteur, très gentil, offre une petite poussée, poussée qui aurait pu été donner par une fille.

C'est comme ça que les 7 premiers qui sont passés à côté de moi ont eu l'air cons dans une tempête.

samedi, janvier 17, 2009

Faites-moi pas chier avec l'écologie, mon méthane pollue l'environnement

Quand je vois des compagnies comme Métro/Lowblaws qui décident de faire payer les sacs d'épicerie aux clients pour des raisons environnementale, ça me fait monter la moutarde au nez. De se cacher derrière des raisons environnementales pour ce qui est plutôt des raisons économiques, ça me fait suer.

Au même titre que quand je vais dans un hôtel et que je lis "nous sommes amis de l'environnement, SVP, gardez votre serviette. Si vous faites un flamand avec votre serviette nous considérerons que vous êtes amis de l'environnement, sinon nous nettoierons votre serviette".

À moins que les économies d'échelles soient redonnées à 100% à des causes (environnementales?) personne ne me convaincra que ses grandes entreprises ont le souci de l'environnement. Ce qui suscite leur esprit environnemental, c'est le souci d'économie. Rien d'autre.

Le Greenwashing, c'est de penser que faire 500 mètres dans son SUV pour faire l'épicerie et apporter ses sacs en tissus made in China - qu'on rempli de produits emballés dans du styrofoam, c'est être ami de l'environnement. Moi être l'environnement, avoir des amis de même. Et ce genre de comportement complètement illogique est encouragé par des "bonnes" idées - genre faire payer les sacs d'épicerie.

Mais les sacs d'épicerie, les osto de sacs d'épicerie dont je suis franchement écoeurée d'entendre parler, c'est une goutte d'eau dans l'océan. Et une esti de petite goutte d'eau à part de ça.

D'un autre point de vue, la longévité de ce que nous consommons diminue (les toasters qui pètent à qui mieux mieux, les cossins au dollorama, les électros qu'on change pour une question de couleurs). Un électro durait 20 ans en moyenne il n'y a pas si longtemps, j'entendais que la durée de vie est plutôt de 7 ans maintenant.

On sacre nos frigo au dépotoir trop souvent, mais on se calme l'esprit en se disant qu'on le remplit avec des denrées suremballées tireés de sacs récupérables. On arrête pas le progrès!

Si on tenait à l'environnement, autre que pour des maudites niaiseries, il y a longtemps que bien des choses se feraient autrement.

Où est-ce que je voulais en venir?

Ah oui.

Être écologique, ça ne veut pas toujours dire de consommer différement. Parfois, ça veut juste dire de consommer moins, mieux ou pas du tout.

Merci, bon soir.