samedi, avril 18, 2009

La liste

Il y a quelques semaines, je voyais un éditorialiste du Soleil faire la liste des 100 livres qu'il amènerait avec lui sur une île déserte. Je trouvais l'exercice vain main fort intéressant, parce que si j'avais le temps de ramasser 100 livres avant de m'en aller sur une île déserte, je ramasserais bien des choses avant des livres - mais j'ai tout de même tenté de le répéter.

Ça n'a pas été long avant que je me rende compte que même si j'ai lu bien au delà de 100 livres dans ma courte vie, j'en avais pas encore lu 100 mémorable et que le danger de faire une liste de 100 quand même c'était de tomber dans les pièges des grands classiques. Ces classiques sont parfois bons, mais ils sont parfois aussi nommés "classiques" juste pour ne pas tomber dans l'oubli. Et vous me ferez pas à croire que le meilleur à lire sur une île, c'est Balzac ou du Corneille. Et 100, c'est loin de démontrer un bon esprit de synthèse.

Voici donc ma liste, pas par ordre de préférence, dans le désordre :

  • Le souffle de l'harmattan (Sylvain Trudel)
  • SlaughterHouse 5 (Kurt Vonnegut)
  • L'écume des jours (Boris Vian)
  • L'homme qui marche (Christian Bobin)
  • Cent ans de solitude (Gabriel Garcia Marquez)
  • If on a winter's night a traveler (Italo Calvino)
  • La petite marchande de prose (Daniel Pennac)
  • L'île des Gauchers (Alexandre Jardin)
  • Les derniers jours de Socrates (Platon)
  • Decameron (Jean Boccace)
  • L'étranger (Albert Camus)
  • Les Misérables (Victor Hugo)
  • Catch 22 (Joseph Heller)
  • A clockwork orange (Anthony burgess)
  • Zagid (Voltaire)
  • Les frères Karamavov (Dostoïevski)
  • Noeud de vipères (François Mauriac)
  • To kill a mocking bird (Harper Lee)
  • Illusions (Richard Bach)
  • Un pont sur l'infini (Richard Bach)
  • Le Guerrier Pacifique (Dan Millman)
Et vous, votre liste?

samedi, avril 04, 2009

La routine

Le quotidien est meublé de tout ces petits points de contacts, des références à quelque chose qui s'apparente à une routine plus ou moins bien établie.

J'ai toujours voulu éviter l'arrivée d'une routine dans ma vie, rejetant toute forme de stabilité, ou de déjà-vu vague ou non. L'idée même me soulevait le coeur. Et dans cette tempête d'idée, ce qui me frappe aujourd'hui est que je n'avais pas réalisé à quel point certains contacts avec la réalité, aussi petits et léger soient-ils, pouvaient vraiment améliorer ma vie. C'est moi qui dit ça.

La routine, certains la voient comme la méthode pour emprisonner les gestes et l'esprit. Pourtant, c'est parfois en répétant certains gestes que nous arrivons à libérer l'esprit. Il n'a qu'à penser au coureur qui atteint la liberté de pensée en foulant le sol de la même façon à chaque enjambée.

Où est-ce que je voulais en venir? Mon quotidien est chaque jour différent, mais ponctués de quelques similarité qui, je l'avoue, améliorent mon confort.

Le Fabuleux est à l'extérieur, pour une grosse semaine encore. Entre temps, personne à appeler pour lui dire que je l'aime au beau milieu de la journée, pas de Fabuleux à asticoter le matin pour qu'il se lève, personne à qui faire un café. Je trouve mon quotidien bien vide et tristounet.

Retirez plusieurs de ces stimulus (qui sont somme toutes petits) à la fois et je suis un chien de Pavlov dont la cloche sonne pas quand elle devrait...

Finalement, ce n'est vraiment pas un post sur la routine que j'aurais dû écrire, mais plutôt une note sur l'amour...et pas sur la routine de l'amour mais sur les plaisirs de l'absence dans l'amour et de la liberté que je ressens en m'attachant à quelqu'un que j'aime vraiment.

jeudi, avril 02, 2009

scoop, pas scoop...

Pour tout ceux qui l'apprendront ici...désolée?

Roudoudou voulait pas que j'en parle sur mon blogue...il trouvait ça...trop intime...et j'étais d'accord avec lui. Dans un sens aussi, c'est toujours plus le fun de l'annoncer aux gens qu'on aime et/ou qui nous sont proche de vive voix. Mea culpa, je ne les ai pas encore appelés tous en vérité. Mais j'ai pas envie d'une chaîne téléphonique, de répéter la même cassette 50 fois....et les autres ceux qui n'auront pas de visite ou de téléphone? Habituellement, ils s'en sacrent pas mal de toute façon, même s'ils montre autrement.

Mais voilà, roudoudou est parti pour un voyage d'affaires, (je suis sûre que c'est parce qu'il se sent incapable de faire face à ses responsabilités de père) et quand le chat n'est pas là, la souris danse.

Je regarde le Fabuleux et je m'attendris en pensant à lui comme le père de mon (mes?) enfants. Certains lancent à la volée que ce sera un bon père? J'en ai la certitude profonde.

Bref entre la surprise et la vie quotidienne qui continue, une certitude s'installe, c'est que les choses vont changer. Les choses vont changer mais...nous restons les mêmes. Mon blogue ne deviendra pas un blogue de maternité, je ne ferai pas de grandes lectures sur le comportement de bédaines en amérique du nord, je ne vais pas parler QUE de grossesse dans les mois qui viennent. Je vais juste dormir un peu, si ça ne vous dérange pas....