mercredi, mars 28, 2007

En passant

L'ennui le plus grand, c'est celui qui survient au retour lorsqu'on se retrouve seul avec l'impression, d'avoir trop parlé et de n'avoir pu tout entendre.

lundi, mars 26, 2007

L'élection en questions

Certains disent que c'était la campagne des nouvelles idées. Des idées de qui?

Certains ont comparé SuperMario à Duplessis et sa grande noirceurs. Étaient-ils pour juger de la lumière que l'ampoule ne générait pas?

Certains disent que le vote à l'ADQ est le vote de la vengeance. Vengeance aigre-douce s'il en est.

Certains disent que voter ça ne donne rien. Est-ce pour donner bonne conscience à leur paresse?

Dans une quinzaine d'années, il y aura un trou dans les recettes fiscales de 7 Milliards au Québec. Non sans dire un coût des services de santé qui aura faramineusement augmenté pour des payeurs de taxes déjà au service de la dette que les aînés ont contracté.

Dans une quinzaine d'années, il ne sera pas le temps de courir après nos vieux (mais aimés!) parents avec la poêle à frire. Il nous restera à farmer nos yeules pis payer. En attendant, le futur il se présente au fur et à mesure que le tapis du quotidien se déroule, sans que personne ne fasse quoi que ce soit.

Et ça, personne ne pense à régler le problème. Pour cause, préparer l'avenir n'est pas une cause ni très noble ni très populaire.

En campagne, on a parlé d'investir dans le système de santé, d'éducation, de pas dégeler les frais de scolarité. Mais l'accessibilité est-ce vraiment la gratuité? On cours tête baissé devant un cul de sac social. Depuis des dizaines d'années. et ça, personne n'en parle, en campagne ou pas.

Dans une société où il paraît qu'on ramène tout au "moi" jet à l'individualite, e vais la poser la question :

MOI, je vais faire quoi quand je vais avoir le choix, en 2025, entre nourrir mon fils ou droguer mes parents? Pis toi, tu vas choisir quoi entre les deux?

mercredi, mars 14, 2007

Choses stupides

Choses stupides entendues pendant nos démarches de maison
  • En offrant ce montant, tu vas insulter le vendeur. (Si le prix m'insulte moi, qui s'en soucie?)
  • Si vous alliez au maximum de votre capacité de payé, vous pourriez avoir quelque chose de vraiment plus convenable (Y-a-t-il sous-entendu qu'on magasine dans l'inconvenable?)
  • Il y a beaucoup de visite et une offre sur cette maison, il faudrait faire vite (quel truc de vieux loup éculé! s'il y a une offre, rappellez-nous lorsqu'elle sera refusée, ne perdons pas notre temps! ce sur quoi l'agent balbutie plus souvent qu'autrement)
  • La plus-value sur l'évaluation ce n'est pas le ratio prix de vente/évaluation
  • Un jumelé et un cottage ce n'est pas la même chose (j'avais pas remarqué!!!)
  • Mon travail c'est de négocier pour le client (erreur, ton travail c'est de négocier AVEC le client pour qu'il paie plus cher qu'il pensait)
  • Maison qui a beaucoup de potentiel (lire: tout est à rénover)
  • Maison dont le prix a été révisé (lire: la crosse est trop grosse pour le prix)
  • Maison à vendre rapidement pour transfert (lire: nous nous séparons)
  • Sans garantie légale (lire: reste trèèèèès loin de ça!)

C'est fini

Alors que dire?
Les recherches sont terminés.

Exit les courriels de l'agente.
Fini de rentrer chez le monde à tout bout de champ
Révolu le temps où on s'astine sur 5 000$ pour finalement ne pas avoir d'entente
Que nenni l'idée menaçante d'insulter les gens en parlant d'argent
Dépassé le moment où tu te dis que tu ne trouveras pas.
Aux oubliettes l'inquiétude d'où est-ce que qu'on va être le premier juillet

Le premier juillet, nous serons chez nous, à siroter de la bière sur le balcon, parce qu'on va être installés depuis une semaine.

Nous avons trouvé quelque chose de douillet, de convenanble. Quelque chose que nous avons trouvé charmant et à notre goût. Je pense qu'ils appellent ça une...maison?

En bonus, nous avons acheté de gens forts sympathiques, et sans aucun intermédiaire (Vive duproprio.com). Force est d'admettre que la transaction a été simplifée de par le nombre d'acteurs impliqués (ou plutôt pas impliqués). Peu de chichis.

J'aime ça, acheter des maisons, finalement!

vendredi, mars 09, 2007

La fiancée cadavérique

Elle est là, translucide. On voit à travers si bien qu'on en oublie sa présence. L'oeil creux reluit fiévreusement de l'éclat de ceux qui savent. On lit le néant dans chacun de ses gestes, une espèce de platitude mortelle qui se saisit de chacun de ses gestes. Assise dans le fond de la salle, pas d'éclat, pas de bruit, pas de son. Tout pour ne pas exister. Si j'avais pu m'approcher, j'aurais sans doute pu dire que même son haleine était aussi froide qu'un matin d'hiver.

La bande de joyeux luron verre à la main et qui s'esclaffe à tout propos détonne. Où plutôt, c'est elle qui ne cadre pas avec la vie : une tristesse mélodramatique, un charme éteint par une odeur de mort. Comme une Midas de malheur, tout ce qu'elle touche se tiédit...puis se refroidit définitivement.


Méfiez-vous des femmes qui n'aiment pas la bonne chère et le bon vin....