mardi, juin 27, 2006

Je ne suis qu'une vieille croûte à partir de demain

Quand j'avais 5 ans, je pensais qu'avoir 25, c'était pareil comme avoir 60.

Quand j'avais 10 ans, je savais qu'à 25 j'aurais ma maison.

Quand j'avais 12 ans, je pensais que c'était de mener une vie sérieuse.

Quand j'avais 15 ans, je voulais avoir à 25 ans ma maison et ma famille.

Quand j'avais 16 ans, je croyais qu'avoir 25, permettait de se débarrasser de ses parents.

Quand j'avais 17 ans, je pensais qu'avoir 25, c'était pouvoir voyager et être riche.

Quand j'avais 18 ans, je croyais qu'avoir 25 ans, c'était avoir une carrière bien établie.

Quand j'avais 20 ans, je déprimais parce que je voyais arriver mes 25.

Quand j'avais 21, je pensais encore que 25 ans c'était l'indépendance.

Quand j'avais 22, j'ai pensé que 25 ans, c'était un quart de siècle.

Et après, j'ai arrêté de pensé voyant combien j'avais toujours eu tort de toute façon.

Demain j'ai un quart de siècle, mon indépendance, ma "cellule familale" est bien là, mais pas de maison pas d'enfants. Je n'ai plus mes parents sur le dos, c'est moi qui leur courre après. J'ai bien de l'indépendance, mais je ne me suis jamais donné l'opportunité de voyager, parce que carrière bien établie et nomadisme ne vont pas ensemble. Finalement, peut-être est-ce jeune que j'avais raison: 25, c'est pareil comme 60, parce qu'on reste avec son coeur de 5 ans…

Où est ma doudou pour me réconforter sur ma vie?

dimanche, juin 25, 2006

Adolescence

On dit que l'adolescence, je ne sais plus où j'ai lu ça, c'est la révolte éprouvée quand on constate que nos parents ne sont pas parfaits.Et que l'âge adulte, c'est le début de la complicité d'imperfection.

Quand j'ai entendu ça, j'ai trouvé ça juste, littéraire. D'abord ça faisait une phrase: sujet verbe complément. Je me disais aussi que ça devait rejoindre la réalité de certaines personnes, mais que la mienne, je n'en avais pas eu d'adolescence.

Oh lé shiiiit! Pourtant, ce n'est pas aux autres que j'ai fait la vie dure autant qu'à moi-même. Entre deux déménagement, le doute existentiel perpétuel. Où vais-je, que fais-je, que suis-je? pas dit comme ça, mais c'est ce que ça signifiait, de ne jamais se sentir quelque part chez soi, de refuser de grandir, de me camper dans le trouble alimentaire, comme dans un vieux divan plein de mites, en se réconfortant pour se dire que c'est le nôtre, la seul chose qu'on a, pourrie ou non…

J'ai compris ce que voulais dire cette phrase sur l'adolescence et l'âge adulte quand j'ai commencé à prendre un plaisir réel et profond d'être en présence de mes parents. Pas le contentement d'être blanchée (et le mécontentement inverse d'être nourrie) et qu'on s'occupe de moi, mais le contentement pur et simple d'être ensemble, justement à cause de notre indépendance nouvellement acquise qui nous rend plus apte à se délecter des moments passés ensemble.

Quand je n'ai plus eu d'attente de dépendance, envers mon père et ma mère. Et le comble, quand au cours d'une conversation avec mon vieux singe où il me parlait en points d'interrogations sur ses propres choix…pas qu'il me demandait des réponses, mais qu'il me transmettait les questions, les mêmes que chaque personne vit à un moment où à un autre…J'ai compris ce que cette phrase voulait dire, mais ce n'est que très récemment.

J'ai 25 ans bientôt. Quand j'aurai des enfants, ils me détesteront peut-être parce qu'un jour ils découvriront aussi que tout ce que je leur ai dit n'est pas vrai…en espérant qu'ils m'aimeront en découvrant que l'histoire se répète, et qu'avant d'apprendre que les autres ne savent pas, il faut apprendre que nous aussi, seul ou en gang, nous sommes tout aussi désarmés…

le pic nic

11h30 hier. Picnic avec la famille de mon chum. Je suis d'un humeur de cul. J'me suis levée en me trouvant grosse pis pas belle, et ça va pas renmieuter pendant la journée. J

17h35. Je m'endors sur mon divan, pour ne me relever qu'à 21h. Les enfants m'ont vraiment épuisée!

8h35 ce matin. Je me réveille. Tu dors encore ti-rat? Ti-rat de poubelle? Hey, mon rat-lenti? Ra-caille? Ra-plapla? Ra-toureur? Tu dors? je t'annonce que c'est à partir de maintenant que je deviens tannante ce matin…Finalement, je n'ai pas eu le courage d'aller jusqu'au bout de mon plan machiavélique. Je l'ai laissé dormir et je me suis levée. Des fois, je trouve vraiment que je suis une bonne blonde.

9h09. Le voisin passe la balayeuse. Il a pas dû ouvrir ses stores? il est allergique au soleil? il a pas vu l'heure. Ya de la grosse construction chez nous. la semaine, c'est 5h-5h30…les camions, la bétonnière, les coups de tout ce que tu peux penser. La balayeuse depuis 8h30. Croyez-vous que si je l'invite chez nous, y va venir la passer pour se faire pardonner?

9h22. Je m'en vais au café latté. paraît qu'on fait quelque chose aujourd'hui avec la famille de mon chum. On (on??? ils! c'est beaucoup mieux!) va jouer au quille. Je crois que leur gage à température est défectueux. Il va faire 30, et il fait un gros soleil? Les quilles? You bet que je vais dehors pendant qu'ils vont profiter de la saison estivale?

vendredi, juin 23, 2006

Difficile à impressionner!

C'est vrai.

J'ai toujours été difficile à impressionner:

-les vedettes ne m'impressionnent pas: elles chient elles aussi

-l'argent ne m'impressionne pas: je ne trouve pas que ça rend les gens "meilleurs"

-les prouesses humaines m'impressionnent peu: un gars qui danse le merengue sur sa moto, debout à 200km/h je trouve ça plus con qu'intelligent.

-le poste que quelqu'un occupe, fut-il VP de ses shorts.

Qu'est-ce qui m'impressionne?

L'intelligence, la répartie et l'humour.L'introspection. L'humilité. Le fait d'arriver à être zen, la capacité de s'intéresser aux autres…et le Monte Cristo.

J'ai eu une invitation de ma patronne pour ce resto. Je croyais que ça allait être bon. Comme c'est bon aller manger un peu n'importe où. Oubliez ça, c'était à se rouler par terre. De vie d'homme, ou plutôt de femme, je n'avais pas souvenir d'avoir mangé quelque chose d'aussi bon. Et de l'avoir autant apprécié, de m'être laissée aller aux mélanges de saveur, sans trame de fond de culpabilité profonde. C'était divin. point.

vendredi, juin 09, 2006

En rafale

-Y fait moins chaud. Yé.

-Merci à moi-même pour la raclette du souper, tu seule.

-L'aéroboxe de ce soir a été tough: changement d'entraîneuse, à donne sa routine a 24 mouvements, comme si c'était la 172e fois. double-block droite, block gauche, double diagonale droite, on tourne au bloc, genoux coup de pieds genoux, deux kick droit, round kick, steptouch droite, block steptouch gauche, corde à danser avance trois, gauche recule trois, 2 kick gauche, 1 kick fouette droit, 2 punch. On prend ça rapide…. Avoir eu un téléphone des mains, j'aurais appuyé sur le 1 "pour revenir au menu principal".

-Demain examen de mon cours à la con. Supplice fini! Dommage que l'étude soit la priorité #33 ce soir, juste après le lavage, le ménage et me curer les ongles de pieds.

-Ma fête approche. Un quart de siècle. Fin du commentaire.

-Ma boss nous amène souper au Château Bonne Entente le 21 ou le 22. Je l'aime ben, elle… ;

-Mes plans de tomates en ont pris un coup avec le vent qu'il a fait aujourd'hui. on est quitte pour de la pâte de tomate

-J'ai hâte d'avoir des enfants. non pas hâte. JE VEUX des enfants. (ok,small?)

-Je veux bouffer du melon gros, mais je suis trop paresseuse pour me lever jusqu'au frigo.

-J'ai décidé, avec mon quart de siècle, que je voulais avoir un peu plus de fun dans la vie. Sortir un peu plus, boire un peu plus, me coucher plus tard, m'en faire moins, me…laisser-aller un peu. histoire de pas mener la vie de nonne que je mène.